Télécommunications à l’horizon 2025 : 30.000 km supplémentaires de fibre optique


fibre optiqueAlgérie Télécom investira 80 milliards de dinars dans le renforcement et la modernisation de son réseau.

Pour les besoins du renforcement de son infrastructure de base et la modernisation du réseau télécom, Algérie Télécom a soumis à l’appréciation du gouvernement un large programme d’investissement de 80 milliards de dinars. Un important financement que l’entreprise compte mobiliser en recourant à un crédit bonifié auprès des banques, avait annoncé récemment le ministre de la Poste et Technologies de l’information et de la communication.

Destiné donc à l’amélioration de l’infrastructure de base,  le nouveau programme quinquennal d’Algérie Télécom qui attend toujours l’approbation du gouvernement, devra servir notamment à la réalisation de 15.000 km de fibre optique. L’objectif étant d’élargir d’ici l’horizon 2025 l’actuel réseau de quelque 52.000 km, couvrant pratiquement toutes les wilayas et communes, de 30.000 km supplémentaires de fibre optique et de raccorder l’ensemble des localités enclavées du Sud et des Hauts plateaux. Ce réseau qui devrait progresser au fil des années avec le maillage routier et autoroutier a notamment l’avantage de permettre une nette amélioration du service public en matière de téléphonie et de l’accès à Internet haut débit.

L’utilisation de la fibre optique pour offrir les services de la téléphonie, de l’Internet et de la télévision aux citoyens est d’ailleurs à l’état expérimental en Algérie.Dans le but de résorber le phénomène de prolifération anarchique des antennes paraboliques sur les immeubles qui gâchent le paysage des villes et des villages et d’offrir le service triple play (téléphonie, accès internet et la télévision), quelques cités algéroises ainsi que la ville de Médéa  expérimentent actuellement un projet d’utilisation de la fibre optique dit FTTX et FTTH.

Cette technologie, très adaptée aux nouvelles agglomérations permettra de passer à de meilleurs débits d’Internet et d’introduite la télévision numérique terrestre (TNT) auprès des particuliers, ce qui fait de la fibre l’un des enjeux majeurs pour les principaux fournisseurs d’accès à Internet au même titre que l’était l’ADSL en son temps.

Le FTTH (câble de fibre optique à domicile) offre accès à Internet et aux services associés à des débits atteignant jusqu’à 100 Mbit/s symétriques, soit des débits très supérieurs à ceux de la paire de cuivre.

Par ailleurs, le déploiement de la fibre optique à l’échelle continentale est inscrit comme  projet d’envergure régionale dans le cadre du Nouveau Partenariat pour le Développement de l’Afrique (NEPAD), tout comme les projets de l’autoroute transsaharienne et le gazoduc. Faudra-t-il rappeler que l’Algérie joue un rôle important dans le déploiement de ce réseau africain d’une importance certaine pour l’économie.

Il  y a un an exactement, les trois pays (Algérie, Niger et Nigeria) se sont engagés, à l’initiative de l’Algérie, à réactiver le projet de fibre optique Alger-Zinder-Abuja, une liaison de 4.500 km qui s’étendra à hauteur de 60 % (2.700 km) sur le territoire national. C’est d’ailleurs notre pays qui supportera également 60 % du coût nécessaire pour la réalisation de cette autoroute électronique figurant parmi les projets stratégiques, fédérateurs et structurants du continent noir.

Evalué dans un premier temps à 65 millions de dollars, dont 40 millions pour la partie algérienne, 12 millions pour le Nigeria et 15 millions pour le Niger, le coût de la liaison fibre optique Alger – Zinder – Abuja a été réévalué l’an dernier à 80 millions de dollars. (S/ EL MOUDJAHID)